Les critiques de Jean Paul

Par ordre alphabétique

2 minutes 30 ♠

Court métrage de Mehdi Fikri  (France 2017)   22′   (Clermont-Ferrand)

Attention : journalisme de guerre en Syrie ! Non mais au début ça va, ça rigole, ça parle cul, on dédramatise avec des trucs vulgaires. La petite a filmé la roquette qui est tombée sur Alep, la vache ! elle est un peu fière. 7 ème minute panne de jus ! pas de problème, c’est rétabli en 3 secondes. 10 ème minute, les journalistes d’aujourd’hui seront les politiques de demain, putain qu’est ce qu’on s’emmerde ! 11 ème minute tu connais le mot niké ? (oui, mais chai pa coman sa sécri). 14 ème minute c’est parti pour l’aventure. Road movie en EXT/NUIT. Attention danger ! 17 ème minute c’est  le prêt à tourner. Fallait s’y attendre, ça tourne mal ! TACATACATACATACATAC. Evidemment la petite qui était de sortie, s’en tire avec une égratignure sur le bras, sinon, il n’y a pas d’histoire. 19 ème minute  INT/EXT/JOUR pour le bilan des pertes. Et moi, j’me tire ailleurs.


Accord parental ♠

Court métrage de Benjamin Belloir (Belgique 2018)   18′   (Arte)

Gros plans, gros plans, gros plans, gros plans à gogo à gogo à gogo à gogo jusqu’à plus soif qui ne montrent rien, rien, rien, que les moues moues moues d’un joli visage dont l’expression en profondeur n’est pas son affaire. En off, je fais la gueule. Je ne donne pas mon accord.


Ambassador ♠

Court métrage de Shane Atkinson  (France 2018)    19′   (Fr 2)

Une bonne grosse comédie à la française sous titrée en français parce que c’est pas du 100% français. Imbrogliogliglio grossièrement ficelé, un vrai faux cadavre dans un placard, mais pas que il y en a aussi sous le lit, sous les draps, dans une desserte, enfin il y en a un peu partout et pour tous les goûts, tout est parfaitement normal. Ambassador mon Sénior ! Allez, on se gondol, il est l’or !


Amelia’s closet

Court métrage de Halima Lucas (Etats Unis 2016)   16′   (Fr3)

Quelle réponse apporter lorsque l’on est victime de railleries en étant la cible permanente d’un groupe ? Collectionner des trophées pris aux persécuteurs ? Rassembler un trésor de guerre est un objectif à très court terme, on se fait vite choper et le châtiment peut avoir des conséquences sociales et psychologiques dramatiques.


A qui la faute 

Court métrage réalisé par Anne-Claire Jaulin (France 2015)   19′   (Fr2  Histoires courtes)

Il est bon de connaitre certaines règles lorsque l’on s’aventure à la vie de groupe. Une fille embrasse une autre fille sur la bouche. Est-elle gay ? Pas sûr. Les dominantes dominent et exercent le pouvoir, les autres obéissent ou se taisent. Celles qui dominent se permettent des écarts et lorsque leur pouvoir est fragilisé, alors l’autorité le mensonge et la punition, vont faire force de loi pour celles qui auraient des velléités de résistance. C’est pas dit dans la chanson du film.


Ártún

Court métrage de Guömundur Amar Guömundsson   (Islande 2014)  21′  (Arte)

Faire fumer des filles pour leur faire tourner la tête pour qu’elles acceptent de se laisser embrasser, est un petit jeu que trois petits lascars et pas un poil sur le zizi, vont mettre à execution. Les filles sont plus rusées que prévu et les garçons sont contraints de mythonner pour sauver la face. Deux petits soldats sur trois vont rentrer chez leur maman, sonnés par la fumée des cigarettes.


Au cœur des ombres 

Court métrage d’animation de Monica Santos et Alice Guimaraes  (Portugal 2018)  13′     (Vu sur Arte)

Tous les ingrédients du film noir américain sont réunis dans ce montage surréaliste en noir et blanc : le bureau, le bar, la chambre d’hôtel, les rues sombres et la valise  pleine de biftons. Virée en vieille bagnole, puis amour et trahison sont au programme pour ce couple où pour une fois, c’est le personnage féminin qui se retrouve dans la peau du détective cassant ainsi le rôle de la femme fatale. Le film emprunte au surréalisme l’utilisation de masques, costumes, collages, objets visant à nous détourner de l’emprise de la raison pour nous ouvrir la porte d’un monde onirique spécialement préparé pour nous.

https://tinyurl.com/y978nmsq


Au revoir Paris ♠

Court métrage de Coralie Majouga  (France 2018)   25′    (Fr 2)

Petite escapade touristique qui permet de faire des rencontres ça et là au fil du jour. On y voit une jeune fille sympa qui joue de la trompette, des jeunes gens sympas qui crapotent, un gamin super sympa qui se pète la gueule au vodka Fanta, mais c’est pas grave il va s’en remettre après avoir bien dégobillé et il dira  rien à sa mère. Et puis il y a le gros vilain barbu qui est vraiment pas gentil, il est même très très méchant, Ouh qu’il est méchant le vilain barbu ! Et puis il y a la tour Eiffel, ah la tour Eiffel, Montmartre et Notre Dame et la fameuse horloge de Cergy. Bonjour Paris au revoir terre lointaine.


Babylon 

Court métrage de Keith Deligero  (Philippines 2017)  19′  (Arte + Berlinale)

On peut répondre à la violence par la violence mais aussi par le théâtre, le cinéma, la musique, autant de châtiments pour toutes les transgressions.


Basses ♠

Court métrage réalisé par Félix Imbert (France 2018)  20′   (Fr 2)

Y en a un qui en pince grave pour son copain aux longs cheveux brillants et couleur de jais. La psycho des perso est aussi mince qu’une feuille de papier pour rouler des cigarettes. Je fais un trou au milieu et hop, c’est parti pour une soirée de teuf et de picole, ça smartphone grave. Un t’it tour dans les bois et a bien peur là ; et à la fin, l’autre il en pince toujours pour longs cheveux noirs mais pas grave.


Black mamba ♠

Court métrage de Amel Guellaty (Tunisie 2017)  20′   (Film femmes Méditerranée)

Le black mamba est un serpent très venimeux qui vit dans les pays d’Afrique du sud. Mais il est évident que le personnage de ce court métrage s’inspire de celui de « La mariée » alias « Black mamba » du film Kill Bill de Tarantino, qui a eu une grande influence sur les femmes au début des années 2000. La Black mamba de Tarantino provoque cette libération affective que ressent le spectateur devant l’énergie et la détermination du personnage. La Black mamba de Guellaty, qui a oublié qu’un film féministe pouvait être tourné avec de la dérision, me fait penser tout au plus à un « Rocky » faiblard ; cette Black mamba là, n’est pas une tueuse et la catharsis n’opère pas.


Bolbol

Court métrage de Khedija Lemkecher (Tunisie 2017)   25′   (Court c’est court Cabrières d’Avignon + festival des cinémas arabes)

Entre fêtes et cérémonies de mariages, notre joyeuse fêtarde qui ne perd pas le nord, louche sur les savoureuses patisseries Tunisiennes qu’elle va emporter pour les déguster chez elle.  Entre le mariage d’une musulmane et d’un non musulman, ou le mariage islamique traditionnel ou une réunion de voyous, Bolbol comme un oiseau qui chante tout le temps nous régale de ses « youyous ». Les plans, souvent fixes sont autant d’invitation à la fête.


Bug 

Court métrage de science fiction de Cédric Prévost  (France 2018)   18′  (Fr 3)

Tout ça ne serait pas arrivé si notre geek allait de temps à autre prendre un bol d’air à la campagne ; car si on ne pense pas à aérer une pièce de 20 m² après y avoir séjourné pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, l’air raréfié met notre cerveau en mal d’oxygène. Ce déficit conduit à des conséquences fâcheuses : augmentation de la pollution cérébrale avec la montée du CO², des modifications des mouvements du visage,  et l’on sait que dans ces cas là, la nature du message nerveux entraîne des perturbations chimiques de la vision qui amènent à ne plus se reconnaître. Si vous persistez à garder la fenêtre fermée, le yoga, la méditation et le Ginkgo biloba ne vous éviterons pas le coma.


Catherine 

Court métrage d’animation de Britt Raes  (Belgique 2016)   12′  (Festival court bouillon Rousset en 2017)

Comment rester insensible à ce film d’animation où la réalisatrice nous fait partager un moment de grâce.


Consommable 

Court métrage réalisé par Salomé Starcelli  (France 2018)  10′  (Ecole de la cité – école qui va fermer ses portes pour des raisons financières)

Une actrice qui refuse de se dénuder sur une scène de tournage, subit les pressions de toute l’équipe. Généralement, les actrices sont informées au dernier moment de ce genre de scène et elles n’ont qu’un temps très court pour prendre leur décision.  « Il faut apprendre à faire la différence entre son corps à soi ET celui de son personnage »,  souffle une voix off à l’oreille de l’actrice, et elle va se soumettre.


Corps célestes

Court métrage de Tim Aspert et Sébastien Guerrieri  (France 2016)   25′   (Fr 3)

Oubliez le présent, partez en voyage en Célestie et laissez vous guider par votre étoile.


Damiana 

Un court métrage de Andrés Ramirez Pulido   (Colombie 2017)   14′

Le film est remarquable par son ambiance pesante et paisible à la fois. Au delà des intentions du scénario, le réalisateur nous enferme dans une forêt où l’on peut toucher les feuilles, les arbres et sentir l’odeur de la terre. Mais c’est l’actrice principale qui, par la force de son regard et la précision de ses gestes nous entraîne bien plus loin que la végétation qui l’entoure. D’autres filles sont rassemblées autour de Damiana et l’on ne s’évade pas facilement de ces  corps immobiles. Ce film est un bijou, que les reflets du soleil qui percent au travers des arbres colorent en vert.


Des millions de larmes

Court métrage de Natalie Beder (France 2015)     22′    (Fr 3)

Au début on se dit que ça va pas le faire. Et puis assez vite, on s’attache aux personnages, en se laissant prendre au jeu naturel de l’actrice. Et puis, vient la chute. Et là, parce qu’on ne pige pas tout de suite, on se dit que le vieux monsieur est victime de son imagination ou de sa douleur.


(Fool time) job 

Court métrage d’animation de Gilles Cuvelier (France 2017)   16′   (Clermont-Ferrand)

C’est un drôle d’oiseau qui fait un drôle de boulot. Mais quelquefois, on n’a pas le choix et on prend ce que l’on trouve. Notre ami, mi homme mi animal, se fait embaucher pour ses capacités à se transformer. Après une vie de petit bourgeois, notre volatile connait la période des vaches maigres et il va devoir se reconvertir. C’est quelque chose qu’il sait faire et je reste fasciné par autant de savoir faire.


From San Francisco to love ♠

Court métrage de Yohann Kouam  (France 2016)    28′    (Fr 3)

Tu me regardes ?? Non ! Si ! tu m’as regardé là ! Moi ? non. Et hop un tit tour en boîte pour gigoter et là, qui je vois ?? C’est lui ! C’est elle ! Non c’est pas vrai. Mais si c’est vrai ! Pince moi vite c’est lui ! Oui c’est elle ! Et puis y a l’anniv. Allez James, te fais pas prier quoi, joue ! Et là James au piano, c’est « master of love », toutes épatées ! Et puis, et puis, c’est le blues, James a disparu. Mais en fait, c’était pas James, alors ça va ? Mais non ça va pas ! Et puis, et puis, James, enfin l’autre James, est sur l’affiche, mais ça, c’est même pas une surprise car tout le monde s’y attendait sauf ceux qui s’étaient un peu endormis pendant le film. Trop fort James. Et puis et puis c’est presque la fin, Oh, c’est toi ? Non euh oui c’est moi ! Et toi c’est toi , euh oui c’est moi… c’est promis, je te cracherai plus jamais ma fumée de cigarette à la gueule, je te jures ! Et moi je te dirai plus jamais que j’ai 15 ans. Et puis, et puis, eh merde !


Genesis Machina 

Court métrage de Science fiction réalisé par Bastien Bourg (France 2017)     7′          ( A.I.S. – Les Ateliers de L’Image et du son – Marseille)

Dans un proche avenir on pourra choisir en tout point le profil de son « partenaire » en chargeant sur une tablette les traits de caractères que l’on désire pour une heure, un jour ou une nuit. L’idée est excitante mais le plus si affinité  parait trop loin dans le futur.


Gigot bitume ♠

Court métrage réalisé par Clémence Madeleine Perdrillat (France 2016)   21′  (Fr 3)

Gros plans, plans d’ensemble, champ contre champ, travelling arrière, plans poitrine, panos, plongée, la routine quoi.


Grain de poussière 

Court métrage de Léopold Kraus  (France 2017)   19′  (Clermont-Ferrand+Festival Rousset sur Arc)

Il suffit d’ouvrir un livre un jour par hasard, en commencer la lecture, et voir comme par magie l’auteur se matérialiser devant soi. Il va s’immiscer dans notre vie pour ne plus nous lâcher. Le dialogue s’engage, on ne peut plus reculer. Si l’auteur a des idées tordues, on est mal barré, mais toujours à temps de refermer le bouquin. Mais si l’on a la chance de tomber sur un philosophe très motivé par une volonté de puissance, nous voilà embarqué dans une grande leçon de morale, ramant en l’application de ses principes mais nous ouvrant à de nouveaux horizons. Et un jour, Nietzsche rencontra Simone de Beauvoir…

https://vimeo.com/246590587


Gros chagrin 

Court métrage Réalisé par Céline Devaux  (France 2017)  14′  (Arte- Mostra  de Venise 2017)

C’est l’histoire entre elle et lui d’une  rupture assumée, sans haine ni violence. Leurs liens se défont petit à petit et ces deux là nous font réellement croire à la lente séparation de leurs personnages. Ils se touchent et se parlent avec des  gestes précis et des mots justes. On broie du noir avec eux lorsque des images d’animation en noir et blanc viennent s’intercaler comme autant de coupures imposées à l’intention de ce couple. Dès le début, le ton est donné et l’issue est certaine. Mais l’on n’éprouve pas de tristesse à cette  fin inéluctable même si l’on sait que les choses ne seront plus jamais comme avant.

https://www.youtube.com/watch?v=ehb7L2OFeog


Il pleut sur Ouaga 

Court métrage réalisé par Fabien Dao  (France 2017)  24′  (Festival Tous courts Aix en Provence 2017 mention spéciale du Jury)

Alpha un jeune Burkinabé est amoureux de Cerise une jeune blanche qui est en France mais Leila est là…dans cette comédie romantique pleine de tendresse.

« Cerise ma bien aimée, il pleut sur Ouaga comme il pleure dans mon cœur. Un an s’est passé écoulé dans le fleuve de ma peine. Mais une semaine seulement nous sépare, sept jours à supporter loin de toi les larmes du ciel… Tu me manques. Ton odeur me manque. Ta peau, tes yeux ton sourire me manquent. La chaleur de ton corps, la pâleur de tes seins… »


Incendie à Carton-ville 

Court métrage d’animation de Phil Brough  (Nouvelle Zélande 2017)   8′   (Hors festival Clermont-Ferrand + Arte)

Le feu ça brûle mais le carton aussi. Les pompiers ne l’avait pas prévu ! C’est pas malin ils auraient pu se renseigner avant d’opérer et maintenant ça flambe de partout. Côté sauvetage, c’est pas mieux, gros fiasco et l’on est très inquiet pour le petit minou…


Ivry-Sur-Elle 

Court métrage de Zoé Chauvet  (France 2017)  4′  (Arte – ENSAD art déco Paris)

Elle a la tchatche, elle désire se libérer de ses chaines. Elle se la joue solo mais elle assume. Elle kiffe trop le cinéma, elle veut en faire. La succession de plans fixes au rouge dominant nous oblige à mieux voir le moindre de ses gestes. On prend le temps d’écouter ses intentions qu’elle décline à la manière d’une présentation biographique. C’est le cinéma de ses débuts et je n’ai pas de doute sur elle , elle va se mettre en mouvement.


Je fais où tu me dis

Court métrage de Marie de Maricourt (Suisse 2017)   16′   (Arte)

Alors que ses parents sont partis prendre l’air pendant quelques jours, une jeune handicapée, avec l’aide de la femme de ménage, en profite pour organiser des jeux sado maso dans sa maison. La jeune fille réussit à nous communiquer l’immense bonheur qu’elle ressent.


Je n’ai pas tué Jesse James ♠

Court métrage de Sophie Beaulieu (France 2017)   18′   (Fr 2)

Les cowes boyes sont fatigués ! A la 38 ème seconde : plan d’ensemble à l’Américaine mais pas au Texas faut pas rêver. 3 ‘ 43 » : musique « westerne frenchy original »  à la radio de la bagnole, ça fait mal. 4’17 » : la la la la…. la contre plongée ! 6’11 » : le chapeau du gardien de vaches. 6’ 50 » : le grillon dans la nuit. 16’09 » la chute qui tue ! Le movie français est fatigué.


Je suis abstrait (PDF) ♠

Court métrage de Ambroise Carminati  (classé 206 sur 1374)   2′   (Nikon festival 2018)


Jeter l’ancre un seul jour

Court métrage de Blandine Jet et Paul Marques Duarte (France 2018)   25′  (Fr 2)  (Meilleur projet de  film Festival côté court Pantin + Festival européen de Brest )

Une décision sur la question des migrants prise à échelle humaine individuelle. La justesse des dialogues et la pertinence du jeu des acteurs au service du propos, augmente l’adhésion à la cause des migrants en ralliant les plus sceptiques. La prise de risques de cette prof d’anglais va servir d’exemple à la génération qu’elle accompagne.


Kimse elimi tutmasin ♠

Court métrage de Cenk Erturk (Turquie 2017)    15′   (Court c’est court Cabrières d’Avignon + Clermont-Ferrand)

Moralisateur. L’agressivité surjouée d’un homme hanté par la mort de sa mère, transmise à une partie de son entourage. La volonté de culpabiliser est permanente dans ce film qui ne réussira pas à effacer les traces d’un passé  douloureux.


La convention de Genève

Court métrage de Benoît Martin  (France 2016)   14′   (Fr 2)

On peut considérer que la tension qui règne entre les deux groupes de jeunes prêts à s’affronter relève de la codification des droits et devoirs des combattants en période de guerre et de la protection des civils dans  » le but d’adoucir les maux inséparables de la guerre et de supprimer les rigueurs inutiles… » Il est bon quelquefois de rappeler les règles élémentaires qui régissent les lois humanitaires. Un règlement à l’amiable est toujours possible où chacun y retrouve son compte sans rigueurs inutiles.


La leçon ♠

Un court métrage de Tristan Aymon (France 2016)   16′

Le scénario, c’est une histoire de moto. Lui, il drague la fille avec sa moto, mais elle le voit venir avec ses gros pneus. Alors elle se laisse pas faire pardi! Et l’on assiste à une leçon de moto école mal conduite et qui manque de couple. Ça tient pas la route, et l’on finit par s’ennuyer ferme avant de  se jeter dans le fossé pour ne pas voir la fin. 


Las Cruces 

Court métrage de Nicolas Boone (Colombie 2018)   29′   (Fr 3)

Profitez pleinement de cette libre déambulation dans ce quartier de Bogotá puisque vous y êtes invités. Mais prenez garde à ne pas vous faire détrousser au coin d’une rue si vous décidez d’y mettre les pieds. Gardez vos distances, car se mêler de trop près aux affaires des gens peut s’avérer diablement risqué. A la fin de la séance, n’hésitez pas à vérifier le contenu de votre sac, et si vous vous apercevez que quelque chose manque, n’accusez pas votre voisin si vous tenez à la vie.


La révolution n’est pas un dîner de gala 

Court métrage réalisé par Youri Tchao-Débats  (France 2015)   26′

C’est un guet-apens de tendresse qui nous attend à chaque plan ; essayez de fuir, en fermant les yeux par exemple, et la voix tellement fragile de l’actrice vous rattrapera au tournant. Laissez vous emporter, acceptez donc une « soufflette » pour vous approprier ce moment de rêve et ce voyage hors du temps. Et si un jour je décidais de réaliser un court métrage, j’aurais en tête celui ci.


La vie de jeune fille ♠

Court métrage de Pauline Loquès (France 2018)   30′   (Festival de Trouville)

Récit débordant d’imagination. On se fait une virée à Deauville, on se fait les ongles, des masques pour la peau,  on fait trempette dans le jacuzzi, on se tape une séance de bowling, on écoute whouaou c’est trop bien la meuf qui marmonne super faux au micro, là on se fait vraiment chier, tout ça poureu un enterremeneu de ma vieeu de jeuneeu filleeu.  Ca, ça, c’est vraiment troo ça se sent que c’est tro. 30 minutes ! La vache ! En festival, ai-je le droit de sortir et d’attendre dehors le film suivant ? Tu rajoutes une sortie en boite, une éclate au resto chinois et tu fais un long. Oh putain !


Le bout de la piste ♠

Court métrage de Sophie Thouvenin  (France 2018)   20′

C’est couru d’avance. La fille qui devait pas être sur la ligne de départ arrive première sur la ligne d’arrivée et bat tous les garçons qui bien sûr ont toutes les raisons de faire la gueule. Ca avance en petite foulée et le rêve d’être une star de la piste n’est pas pour demain. Un exemple qui ne tient pas compte des règles drastiques du sport. Heureusement que la lutte de notre héroïne n’est pas contagieuse.


Le dernier raccourci ♠

Court métrage de Peter Dourountzis  (France 2015)   18′   (Fr 3)

Un unijambiste dans le couloir de la mort est une histoire vraie. Mais comme je ne me sens pas très à l’aise alors, avec quelques sauts de puce, je raccourci le temps dans ce couloir en faisant avancer le film plus vite avec quelques clics. Ma petite souris ne m’évitera pas la guillotine. Grâce présidentielle rejetée.


Le fils du joueur

Court métrage de Carlos Chahine (France Liban 2017)   14′   (Fr 2)

Un petit garçon nous fait traverser une partie de la ville de Tripoli au cours d’une promenade reconstituée. Le temps est suspendu par une déclaration de guerre imminente, mais on a la chance de rencontrer une marchande de bonbons, des passants, un chat, des joueurs de cartes. Karim prend le temps de jouer avec son ombre et de s’asseoir, un instant pour manger un chocolat. L’éclairage immobile du soleil qui inonde la ville et le déplacement romantique du jeune enfant s’inscrivent comme un moyen de faire la paix avec le passé. Interprétation lumineuse.


Le monde du petit monde

Court métrage de Fabrice Bracq  (France 2017)   15′   (Fr 2)

Un conte pour petits et grands. La pureté et la grandeur des sentiments que les acteurs habitent, repoussent bien loin les idées rendues noires par la nature de notre petit monde.


L’enfant chameau ♠

Court métrage de Chabname Zariâb  (France 2018)    15′    (Festival du film méditerranéen Montpellier)

Il y a du pognon en jeu dans cette course de chameaux pour milliardaires Saoudiens. Alors pour gagner, le petit garçon va attendrir la bête en lui racontant des histoires, et il attendrit le spectateur par la même occasion. Pas sûr que le chameau se fasse avoir une deuxième fois surtout après les coups qu’il s’est vu infliger pour arriver le premier. Les bonnes histoires ne suffisent pas. J’espère que je n’aurai pas droit à une bonne branlée pour ne pas avoir kiffé l’affaire.


L’enfant silencieuse

Court métrage de Chris Overton  (Royaume uni 2017)   20′   (Arte)

La langue des signes est une merveilleuse façon de communiquer. La lecture sur les lèvres communication à sens unique,  ne permet pas à une enfant sourde de s’exprimer. Ce n’est que lorsqu’elle aura réussi à se faire « entendre » qu’elle pourra commencer une relation avec sa famille pour qui la norme est une priorité. La famille ne fait pas le choix de la communication et contribue à l’isolement silencieux de l’enfant.


Le pont des broignes 

Court métrage d’animation de Jérôme Boulbès (France 2017)  16′ (Festival de Warsaw Pologne + Arte)

On pourrait croire que le monde change, en fait il n’en est rien, il se renouvelle. La vie marécageuse d’une femme dans sa guinguette, d’une grenouille avec son bâton de sage, du soldat dans sa cuirasse, et d’une faune disparate, s’écoule lentement réglée par le tic tac d’une musique qui nous mène inexorablement vers un avenir différent.


Le scénariste ♣

Court métrage réalisé par François Paquay  (Belgique 2017)    27′

Si vous voulez que votre scénario de court métrage soit produit et réalisé…vous savez ce qu’il vous reste à faire.  Vous ne le savez pas ? Alors laissez tomber !


Les feuilles mortes 

Court métrage réalisé par Noam Ellis  (France 2014)  14′   (Fr 3)

Troublante mise en image d’un récit où les barrières psychologiques vécues par une jeune femme ne lui permettent pas de s’ouvrir au monde. Seul son petit garçon en possède la clé mais elle est trop lourde pour lui. Le lien qui unit cette mère et son petit ne peut se desserrer, dans cette fiction où les personnages sont plus réels que fictifs.


Les osselets

Court métrage de Elodie Bouédec  (France 2017)   29′   (Fr 2)

Une réalisatrice donne une clé à une enfant pour qu’elle nous ouvre une porte située aux frontières du monde réel et d’un monde fantastique. Des crânes, des ossements et des fantômes peuplent l’imagination de Fantine, personnage envoûtant qui nous fait vivre ce qu’elle à découvert, et qui habite en elle. La personnalité de la jeune actrice donne à ce film une tonalité bigrement magique.


Les petites mains ♠

Court métrage de Rémi Allier  (France Belgique 2017)   15′   (Festival d’Aubagne)

Le film est sensé nous faire prendre conscience de la dure loi du monde du travail lorsque les employés sont poussés à bout au sein de leur entreprise. Mais en définitive, on ne verra qu’un enfant filmé sous tous les plans et gros plans avec une caméra portée pour l’ambiance, si bien qu’a la fin, c’est la prestation du bambin que l’on retient. Troooop mignoooon !


Les zumains

 

Court métrage Lou Rambert-Preiss (France Suisse 2017)   14′   (Prix du jury côté court à Pantin)

Deux personnes solitaires vont oser se rencontrer en plein jour, au milieu du rond-point de la cité. Un premier pas vers la découverte de soi après un long moment passé à l’abri de la lumière. Le soin apporté aux vêtements qui dissimulent leur être, est la marque du désir d’un attachement profond.


L’homme de ma vie

Court métrage de Mélanie Delloye (France 2015)    26′   (Fr 3)

Film d’une incroyable justesse qui accompagne le personnage d’une jeune adolescente dans la décision qu’elle à prise. Pour elle, sa détermination est sans limite et le faux pas inenvisageable . Et, si l’objet du désir du désir n’est plus le but à atteindre, le chemin qu’elle parcours dans la vie comme sur la piste, la conduira au bonheur, et face à l’adversité elle gagnera la compétition, Sa compétition. Le film à la fois pudique et romantique s’ouvre sur une soirée entre jeunes avec un plan séquence d’une grande fraicheur, et se termine avec le sourire qui signe une victoire.


Limbo 

Court métrage réalisé par Konstantina Kotzamani (France Grèce 2016)   29′   (Fr 2)

Hallucinant voyage sur une île aux enfants faite de sable et d’eau, de nuage et de vent, de croix de bois et de croix humaine, d’attente et de peur. Baigné dans une lumière céleste et une ambiance sonore envoûtante, je me suis échoué sur l’une de ses plages.


Lui dire ♠

Un court métrage réalisé par Virginia Bach  (France 2017)   15′  (Fr 3)

Si vous ne versez pas une larme à la fin, c’est vraiment que vous êtes insensible à tout. Oups ! je n’ai pas versé de larme, pourtant je ne suis pas insensible à tout ! Comment dire …un pathos de 15 minutes qui me donne l’impression de durer 15 ans, je  trouve que c’est un peu long, même si l’on nous apprend que la notion de temps n’existe pas.


Malik ♠

Court métrage de Nathan Carli  (France 2018)   15′   (Off-courts de Trouville)

Chasse à l’homme à la cité. Embrouille et faux départ d’ une histoire d’amour. Un secret de polichinelle bien gardé pour nous faire tomber dans le piège grossier d’un départ lourd de sous entendus. Mention au chef op et à l’ingénieur du son.


Mi-temps  ♠

Court métrage de Marie Sauvion et Lotfi Bahmed (France 2017)  14′   (Fr2)

Redoutable scénar pour stars dans lequel on enfile les vieilles chaussettes. Champs contre champs et face à face inter-minables.


Mon oncle

Court métrage de Tommy Redolfi  (France 2017)   12′   (Fr 2)

Il est en béton le tonton et doux aussi comme un oreiller. C’est un superhéros et chaque soir lorsqu’il rentre, le petit garçon s’invente des histoires sublimées qui vont modeler une période de son enfance. Les acteurs sont fantastiques et je crois beaucoup très fort qu’ils sont venus de l’espace.


Nassara (le blanc) 

Un court métrage de Charlotte Cayeux  (France Burkina Faso 2016)   15′  (Festival de Velaux en 2018)

Une bière pour trois, un joint pour tous. Ambiance garantie. La chaleur se lit sur les corps, on se laisse emporter par les chants et les rires. Les comédiens sont sur un nuage. Arrive un blanc qui va servir de rafraîchissement. Ça plane pour lui c’est écrit sur sa tête. Il va en être pour ses frais, trois bières plus la sienne et en prime tous ses dolipranes ! Le spectacle vaut bien un « fromage » sans doute. Puis dehors les nuages qui se percent  rafraîchissent l’atmosphère. Mais personne ne sort pour faire la fête et danser sous la pluie car on n’est pas à Ouaga, on est à Paris…


Obsolescence programmée des machines ♠

Court métrage réalisé par Marie Sophie Chambon (France 2016)   23′  (Fr 3)

Admettons qu’après avoir ouvert une fenêtre, des dizaines de pigeons vont en profiter pour entrer et attaquer les méchants qui ne pensent qu’à l’argent. Admettons aussi qu’en ouvrant un parapluie, on est protégé de l’agression de ces volatiles, c’est pas comme des vilains corbeaux qui seraient pris d’une folie meurtrière, juste une daube de pigeons comme ma mère savait la faire, avec des petits pois.


Over ♠ 

Un court métrage de Jörn Threlfall  (Angleterre 2015)   14′    (Fr 3)

Dès le début on ne nous épargne rien. Plan fixe le matin, plan fixe l’après midi, plan fixe le soir, on arrive en auto, on se gare, on descend, on remorque…et puis arrive la police, car il y a un mort. Et malgré ce drame, on n’est pas loin de piquer du nez. Les aller retour du policeman ont raison de nous : ça y est on s’endort !  Et c’est normal car on a 87 ans et l’on suit ce « court métrage » de derrière le rideau d’une fenêtre de la maison d’en face. Le propos du film est de remonter le temps, et pourtant je viens de prendre un sacré coup de vieux!


Padre 

Court métrage d’animation de Santiago Bou Grasso (Argentine France 2013)    12′  (Fr 3)

Une vieille femme n’ayant qu’une pendule comme miroir, voit des oiseaux mourir comme les enfants de son pays à la guerre. Si la pendule s’arrête, la mort s’empare de la vieille femme cela ne fait aucun doute. Mais l’heure n’est pas arrivée et les rituels du quotidien égrainent lentement les secondes du temps qui passe. Brrrrr j’en ai froid dans le dos ! 


Pas de rêve, pas de sexe 

Court métrage de Sabrina Amara (France 2016)   21′  (Fr 2)

Romantisme au quartier magnifié par des images qui réhabilitent l’idée que l’on s’en fait. Le rêve peut combler des désirs.


Phallus malus ♠

Court métrage de Claire Maugendre  (France 2016)   22 ‘   (Fr 2)

Phantasme phallique en tout genre au pays Basque. Pas même l’exorcisme ne pourra venir à bout de ce « démon protubérant ». Un exercice raté pour se mettre à l’abri d’une comptine mal vécue et faire le deuil du père.


Pitchoune

Court métrage de Reda Kateb  (France 2015)    23′   (Quinzaine des réalisateurs)

Les aventures du clown et du cow-boy vont prendre fin. Faut dire que le métier qu’il ont choisi n’est pas de tout repos, comme se farcir des mouflets en roues libres dans une halte garderie. Pour cela, les deux animateurs doivent être inventifs en permanence pour éviter que ça dégénère. Et l’on peut comprendre que l’un d’entre eux accuse une grosse fatigue et envisage une reconversion professionnelle.


Plus fort que moi   

Un court métrage de Hania Ourabah    (France – TFE promotion 2017 FEMIS)   16′

C’est une comédie romantique. La  démarche de cette jeune femme attirée par un jeune homme est d’une grande sincérité. Son jeu d’approche original et rafraîchissant ne faiblit jamais malgré quelques déconvenues parsemées tout au long du film. Son entretien d’embauche ne lui réserve aucun avenir, et les attitudes  du garçon envers qui elle a des attirances ne lui ouvrent pas de perspectives réjouissantes. Pourtant, et c’est plus fort qu’elle, elle s’obstine et, sans être défaite par la lourdeur psychologique des personnages qu’elle croise, réussit à échanger un baiser avec le garçon qu’elle poursuit. L’adorable légèreté de son être nous rend la vie et la ville plus belle.


Pompom girl

Court métrage de Adriana Soreil  (France 2018)   26′   (Festival du film de Brest )

Un monde où règne la baston et pour se défendre, il faut savoir se servir de ses poings. Une hésitation blues, avant de prendre une décision assumée et aux conséquences qu’il faudra bien surmonter. Bienvenue dans le monde.


Prends-moi 

Un court métrage de Anaïs Barbeau-Lavalette et André Turpin  (Canada 2014 )  11′   ( FESTI’LIFE 2017 La Criée Marseille)

Un moment de bonheur et de joie pour deux personnes en situation de handicap moteur grâce à l’accompagnement du personnel soignant. La lumière crue de la chambre d’intimité donne aux corps une douceur incomparable. 

https://vimeo.com/274546268


Près des falaises, la plage ♠

Court métrage de Franck Saint-Cast (France 2016)  30′   (Fr 3)

Aaaaahhhh je rêve de faire du cinéma ! Suivi de 30 minutes d’échanges insipides dignes des plus mauvaises séries télé.  « Mais que ce maillot est trop petit, je suis sans cesse en train de le remonter ! Mais pourquoi faut il que je tourne dans des courts pour arriver au sommet ». Allez, on saute !


Ramdam

Court métrage de Zangro (France 2017)    26′    (Festival de fiction TV de La Rochelle)

Branle-bas de combat à la Mosquée du quartier pour une affaire où tout le monde à son mot à dire, sauf l’ Imam qui n’a pas envie de mettre le feu aux poudres parce qu’il a un pétard dans le cul. Sauf qu’en voulant à tout prix éteindre la mèche, il allume une bombe à retardement. Et dans une mosquée, c’est un truc avec lequel il faut pas jouer. Grace à ses capacités diplomatiques, il arrive à désamorcer la charge explosive pour se refaire une santé auprès de sa femme et de ses enfants. Il est bien notre pépère, mais ce n’est pas pour cela que je vais me convertir à l’Islam.


Renversement ♠

Court métrage réalisé par Andriana Babyuk  (France – école ISTV-DREAM(UPHF)- 2018)   10′ dont 3’30 de générique.

Il est des regards qui en disent long, mais ici dans ce Lounge bar, ça tourne court. L’ambiance est feutrée, la musique bien feutrée aussi, les gestes aussi sont bien feutrés, les voix, tout. Oui mais voilà,  il me prend une furieuse envie de pisser au moment du renversement de situation qui nous annonce les retrouvailles de papy et mamie… feutrées cela va de soi. Je me retrouve au WC feutré, faut que j’arrête le thé.


Retukiri tukiri (una historia de amor)

Court métrage de Daniel Martin Rodriguez et Germán Tejada  (Pérou France 2017)   16′   (Clermont-Ferrand)

L’amoureux Jhony est prisonnier dans sa peluche, et s’il en sort, attention ça va faire mal ! La psychose maniaco dépressive est proche et ça fait mal. Il choisit de se mutiler pour la belle Camila et, magie de l’amour ou du cinéma, ça marche ! Finalement même quand on est complètement barré, on a toujours une place dans ce monde.


Rêveries dans la prairie 

Court métrage de Esteban Arrangoiz Julien  (Mexique 2017)  15′  (Arte)

Même si la violence frappe à la porte, l’amour sera toujours plus fort et le rêve aussi.


Roujoula

Court métrage de Ilias El Faris  (Maroc France 2017)     22′    (Festival  de Tanger +  Clermont-Ferrand)

L’exploitation d’un frère par son frère, pour quelques Dirhams de plus qui seront insuffisants pour acheter le mouton de l’Aïd symbole de l’unité familiale. Un territoire sur un bout de trottoir qui ne rapporte guère. L’aîné, s’en fiche pas mal finalement de cette fête religieuse musulmane, il aspire à la paix et à l’oisiveté en essayant de faire bosser le cadet. Oui mais à son âge il est encore dépendant de papa et maman et le Salat ne l’aidera pas à gagner l’estime des ses parents. Même s’il est condamné a être sacrifié, le mouton est le héros de cette histoire et lorsque le frère aîné enfonce sa grosse paluche dans la laine de l’animal, j’ai eu soudain la sensation que c’était la mienne.


Seul le silence 

Court métrage écrit et réalisé par Katia Jarjoura  (France 2017)  30′  (Fr 3)

Les hurlements de cette jeune syrienne réfugiée en France, couverts par le bruit d’une rame de métro, ne changeront rien à son désespoir ; la sortie en boite de nuit comme un exutoire à sa douleur non plus. L’empathie qui s’empare du spectateur du début jusqu’à la fin signe le reflet d’une impuissance et, comme l’actrice qui interprète Neda, va le réduire au silence.


Si tu t’imagines 

Court métrage  réalisé par Julie Colly (France – TFE Promotion 2017 FEMIS)  29′

Elle ira jusqu’au bout, au bout de sa pensée et de ses actes qu’elle va décliner comme si l’on retirait les pétales d’une fleur pour qu’il n’en reste que le cœur. L’objet de Laure, elle le déshabille, c’est le couple. Terriblement obstinée et sans crainte, elle assume le mensonge tant elle est envahie d’un sentiment inavouable contre lequel elle ne peut lutter. Elle écrit une page de sa vie où rôde le fantôme d’une mère.


Soury ♠

Un court métrage de Christophe Switzer (France 2017)   14′

« Soury » un court métrage présenté à Velaux en 2018 dans le cadre du Festival du Film Francophone V3F (Grand prix de la ville de Velaux-jury et public-)


Tarentula ♠

Court métrage de Aly Muritiba et Marja Calafange  (Brésil 2015)   20 ‘  (fr 3)

Trouvez une maison isolée, et initiez vous au cadrage, aux plans fixes interminables, à une contre plongée et à un panoramique sans risque, la base en quelque sorte si vous êtes en manque d’imagination. Bon, il faut posséder du matos pour le tournage, et ça c’est pas  rien.


The poet of horrible things 

Court métrage d’animation de Guy Charnaux  (Brésil 2017)   5′  (Arte)

Ce gamin là en connait un rayon, il asticote son père en allant directement à l’essentiel ; l’essentiel pour lui étant de pouvoir parler de sexe sans tabou en utilisant l’angle poétique où il est fortement question de « pipi caca » pour petits et grands. Cela permet au papa d’assumer les mots de son fils et trouver les arguments qui vont favoriser le dialogue. Les paroles crues du bambin contrastent avec l’expression pittoresque du père et  l’on savoure ces échanges avec délice.


Timecode 

Court métrage réalisé par Juanjo Giménez  (Espagne 2016)   16′    (Arte)

Le sol bétonné lisse et peint d’un parking sous-terrain va devenir un lieu de rencontre entre un danseur et une danseuse qui vont entrer en contact lors d’une chorégraphie improvisée. Ils réussissent à dégager une source de chaleur de cet ensemble froid et inhospitalier.


Tout va bien ♠

Court métrage de Laurent Scheid  (France Belgique 2015)     22′    (Fr 3)

Nous sommes des corps, nous sommes des corps, des corps pathologiques, nous sommes des corps, nous sommes des corps, des corps anachroniques. Brrr, la taule au cinéma ça fait peur, et on a l’impression de bien la connaitre même si on n’y est jamais allé.


Travelers ♠

Court métrage de Gabrielle Culand (France 2017)   23′   (Arte)

Le chien n’est pas toujours le meilleur ami de l’homme, et une  » bande de vainqueurs « , ne fait pas un bon film. Deux camions diésel Parisiens mal rafistolés viennent polluer le département du Lot et Garonne pour que ses occupants puissent jouer les ramasseurs de pommes. C’est l’éclate entre potes, on a puni le méchant patron des vergers , c’est toujours ça de gagné mais ça pisse pas loin.


Un grand silence ♠

Un court métrage de Julie Gourdain (France 2015)   29′   (Fr 3)

Le scénario, les plans et même les costumes de ce pensionnat pour jeunes filles enceintes s’inspirent très largement du court métrage Little Black Spiders de Patrice Toye (Belgique) paru en 2012. Regrettable.


Un peu après minuit ♠

Court métrage de Jean Raymond Garcia et Anne Marie Puga (France 2017)   (Festival du film fantastique de San Sébastien + Clermont-Ferrand + Fr 2)

Cours magistral de sorcellerie pour université du 3ème âge pour qui ne saurait pas encore que « le diable est bien le maître de la concupiscence et la femme est sa complice ». Des histoires sensées tourmenter des esprits fragiles. Mais que fait le bon dieu !


Waiting for ♠

Court métrage réalisé par Matteo Pianezzi  (Italie 2017)  15′   (Fr 3)

Pourquoi un titre en anglais ? Nevermind ! on s’en fout. De toute façon, il ne se passe rien dans cette histoire, on peut toujours attendre !


We no longer wait for the barbarians  (Nous n’attendrons plus les barbares) 

 

Court métrage réalisé par Alain EL Sakhawi  (Italie 2016)   8′   (Arte)

C’est un film qui me fait aimer le  cinéma, la danse et … le tango revu et corrigé où le « bling bling » habituel paillettes, talons aiguilles et gomina sont expédiés dans le décor. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par ce tourbillon surprenant de bout en bout pour vivre un rêve éveillé ; la bande son efface toute tentative de rejet.


What remains 

Un court métrage réalisé par Anahita Ghazvinizadeh  (Suède 2018)  18′  (Fr 3)

Cadrages originaux en lumière naturelle dans la maison où s’installe Leila une jeune étudiante Iranienne. Les dialogues sont précis, le film réaliste et l’ on est captivé par le naturel du jeu des acteurs. Le film nous mène par un lent cheminement au face à face final entre Leila et son oncle. A ce moment là, l’intelligence de la jeune fille est remarquable et l’actrice lui prête un regard qui traduit une détermination sans faille lorsque ensemble, elles sondent la mémoire  « défaillante « de l’oncle. On ne saura pas ce qui s’est réellement passé entre elle et lui il y a 13 ans  mais Leila dira, traduisant la pensée de son oncle : « soit une petite fille ne comprend pas, soit elle  ne se souvient pas bien ». Leila se souvient et l’oncle pas.


Yaadikoone 

Court métrage de Marc Picavez (France – Sénégal 2015)  22′   (Fr 3)

Casser un bout de toiture avec un ballon au Sénégal n’a pas le même impact que de casser une vitre en France avec le même ballon. Le jeune garçon à l’origine de ce « désastre », va devoir l’apprendre à ses dépends. Il nous emmène en balade à travers sa ville et si son objectif reste la réparation de la toiture, le chemin qu’il prend pour y arriver nous fait voir des musiciens, des poètes, des comédiens, et nous allons découvrir une légende : Yaadikoone. C’est en toute quiétude que nous le suivons pour profiter comme lui de l’arrivée de la saison des pluies.


Yussef est compliqué ♠

Court métrage de Vaughn Stein (Grande Bretagne 2015)       17′      (Fr 3)

« Good morning Miss Robson ! » PLUS FORT  : « GOOD MORNING MISS ROBSON ! ». Ca va comme ça ?! Yussef  a souffert et il se renferme sur lui même, c’est pas compliqué. La prof par contre qui présente un égo surdimensionné, fait le show ! Il suffit de changer le titre et le remplacer par :  « La prof est compliquée » et tout devient simple.

2 réflexions au sujet de « Les critiques de Jean Paul »

  1. Bonjour,

    je suis le réalisateur et l’auteur du film Soury, je suis tombé sur votre critique, je vous remercie de la profondeur de vos propos et de vos jeux de mots admirable, alors c’est sûr que si je réalisais comme vous rédigez vos critiques j’aurais du souci à me faire et en fait je changerai de métier.

    « la quantité de variétés de plants réunis, me donne mal à la tête »…

    Alors juste pour votre gouverne de cinéphile averti, une succession de plans donne une séquence et une séquence ou un succession de séquences donne un film. C’est comme une phrase, sans les mots elle ne peut pas exister.

    Je vous demanderai juste d’apprendre à rédiger à écrire, a argumenter vos propos, parce que votre avis sur le goût du camembert de votre sandwich on en a rien à foutre !!!

    « Château Soury est un cépage de table de consommation courante »…

    Chateau Soury peut être un millésime, une appellation, une cuvée, un domaine… Mais sûrement pas un Cépage. Le cépage est une variété de raisin. Je vous l’apprends peut être.

    De même un cépage de table ne veut rien dire, vin de table oui,
    mais cépage de table c’est de la merde, à l’image de vos propos.

    La cuvée Soury existe, elle a été créé après le film par mon Oncle, le vigneron de l’histoire, elle est multi médaillée, elle réunit 2 beaux cépage du Ventoux Syrah, Grenache, mais vous n’aurez pas l’occasion de la goûter, évitons de gâcher le produit, si vous avez un palais de loutre comme des yeux de taupes.

    Sachez juste, pour votre intellect développé de critique amateur et frustré, que c’est un film qui s’est fait sans subventions, sans aucune aide, que le vigneron à l’image est authentique et pas comédien, que c’est son histoire qu’on raconte.

    En fait sur le fond, je me fous de votre critique, quand je la lis, hahaha, vous vous êtes fait plaisir sur mon film je m’éclate à mon tour sur vos trois lignes boueuses.

    Le film est à une centaine de sélections, 37 prix dont le grand prix d’Amnesty international, diffusé sur TV5 Monde, il distribue du bonheur partout où il passe, parce qu’il est généreux et sincère, deux qualités que vous avez peut être eu un jour mais qui vous ont abandonné aujourd’hui c’est certain.

    Allez vous éclater à Clermont, vous branler le cerveau et éviter de donner votre avis tout le monde s’en fout.

    Christophe Switzer

    1. Bonsoir
      Je suis désolé de vous avoir blessé. Sincèrement. Il est vrai que je n’y connait goutte en pinard mais cela ne m’empêche pas de faire la différence entre un bon vin et une piquette, mais les discours des grands spécialistes de la vigne et du vin m’ennuient profondément et c’est pour cela que je vous ai servi un cépage de table. Je n’ai jamais mis en doute l’authenticité de votre oncle vigneron, je donne un avis sur ce que l’on me donne à voir.
      Je trouve de l’humour dans vos propos, mais aussi beaucoup d’agressivité que je n’arrive pas à justifier étant donné le grand nombre de récompenses que l’on vous a attribué pour votre film. Je suis conscient des risques que je prends en donnant un espace critique aux courts métrages. Je vois des films que j’aime et d’autres que je n’aime pas et je le dis.
      Je suis capable de revoir ma copie et considérer des arguments contraires aux miens en me rangeant du côté du plus grand nombre, si le plus grand nombre est sensible à un avis différent.
      Quant à votre bestiaire réducteur, que savez vous du palais de la loutre ?
      Animalement vôtre
      Jean Paul Combelles

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