Les critiques de Jean Paul au festival Courts-bouillon 2018 Rousset

Par ordre alphabétique

Afterwork 

Court métrage d’animation de Luis Uson et Andrés Aguilar (Pérou, Equateur,Espagne 2017)   6′  (Animago Munich)

Burn-out tragique du lapin de Tex Avery qui prend un gros « cartoon », qui l’expédie au services des affaires classées.

https://tinyurl.com/ycqvuot3


Aprieta pero raramente ahoga  (ça serre mais ça étouffe rarement) 

Court métrage de David Pérez Sañudo  (Espagne 2017)  15′   (Festival de San Sebastian)

Un entretien d’embauche où il ne faut pas faire de vieux os. Face à la bizarrerie de cet employeur, il faut fuir tant qu’il est temps. Si vous montrez une faiblesse pour l’argent, vous êtes foutu ; pourtant le jogging rose du bonhomme aurait du vous mettre la puce à l’oreille. Vous faites monter les enchères et vous voilà soumis, vous appartenez au maître, petit à petit le piège se referme sur vous, vous êtes réduit en esclavage. Vous qui vous avez assisté à ce petit jeu sado maso, vous allez avoir du mal à vous en détacher.


Ato san nen (encore trois ans) 

Court métrage de Pedro Collantes (France Espagne 2017)   26′   (Mention spéciale du jury à Clermont-Ferrand)

A Saint Léonard des Bois dans le Pays de la Loire, on fait la connaissance d’un japonais qui parle anglais, d’une espagnole qui comprend le Japonais, d’un espagnol qui parle anglais et d’un chien qui aime les casquettes.


Calamity ♠

Court métrage de Séverine de Streyker et Maxime Feyers (Belgique 2016)   23′  (Mention Jury jeunes festival tous courts Aix en Provence)

A Cléo : « Surtout n’en fait pas des tonnes, il est nécessaire que le personnage  transgenre soit considéré dans ce film comme un individu normal  ;  ce sont les autres qui ont un problème, on inverse le truc, tu vois ? ». Sauf que cette consigne, on l’a pigé rapidos. La retenue des acteurs rend le film lourd, les plans pesants et  les superpositions d’images en contrepoint du texte ridicules. Les regards lourds de sens n’étonneront personne dans ce déballage de fantasmes non assumés où la poésie a été oubliée. On rigole dans la salle parce que tout ce qui touche au sexe en général fait rigoler, mais rien n’est dit. « Allez on se casse, qui c’est qui conduit ? »


Crème de menthe ♠

Court métrage de Philippe David Gagné et Jean Marc E. Roy  (Canada 2017)   22′  (Sélection Cannes)

Ça démarr foutrement ben bandé, et pi voilà que ça s’dégonf pouf. Pourtain, elle a un beau tabarnak de beau p’tit body, et tain, vla ti pas que l’aut il lui fait la malle! Elle lui a fait pourtain au plus sacrant ! Y a de quoi être en calvaire ! Mais toussoa on s’en calisse, l’importain c’est que la « Sophie » elle voit pas c’qu’elle a devain son nez. Mince alors ! C’est bien maudit ! Mais elle trouvera à la fin que son popa l’ a bien painsé à elle ouf ! Sauf est l’ego. Mais vl’a ti pa qu’ ell’a  a repaint la maison en vouert après avoère abusé d’la craim de mainthe d’son pair, c’est pourtain poin la période des fêtes !


Etat d’alerte sa mère 

Court métrage de Sébastien Petretti  (Belgique 2017)  6′  (Festival du film de Milan + Clermont-Ferrand)

Putain c’est trop bon, ça nique sa mère. Boite à gifle garantie, ça pisse le jus de raisin !


Fifo ♠

Court métrage de Sacha Ferbus et Jeremy Puffet  (Belqique-école IAD institut des arts de diffusion-2017)   13′   (Festival de Biarritz)

Un sale boulot !


Le français sans peine  ♠

Court métrage de Simon Birman   (France 2017)   15′   (Clermont-Ferrand)

Kung fu au resto. Ça casse pas les briques, pas de quoi en faire un plat. Vu la spécialité du chef, on comprend pourquoi les clients se font rares…l’addition peut être « salée ».


Les indes galantes ♠

Court métrage de Clément Cogitore (France 2017)   5′   (Prix unifrance 2018)

Nul doute que ce film se soit inspiré de la chorégraphie de Blanca Li dans ce rondeau de l’opéra de Rameau, la fantaisie et l’humour en moins. Krump le nom de cette danse signifie : Kingdom, Radically, Uplifted, Mighty, Praise (élévation du royaume par le puissant éloge). Ce titre pompeux pour de l’expression corporelle, permet à des acteurs de danser ce qu’ils veulent ou ce qu’ils peuvent, à condition d’être admis dans le cercle.

COGITORE : https://www.youtube.com/watch?v=9h9HP-VOJv4

BLANCA LI : https://www.youtube.com/watch?v=3zegtH-acXE


Les trompes de ma mère 

Court métrage de Sarah Heitz de Chabaneix  (France 2017)    12′   (Festival de Palm Springs)

Cachotteries puis déballage public suivi par un étalage de l’anatomie intime, le tout enveloppé par un humour débordant d’imagination fertile.


Peines perdues 

Court métrage de Benjamin Charbit  (France 2017)   16′   (Festival de Cabourg)

Un cours après moi que je t’attrape réjouissant.


Rôtisseur ♠

Court métrage de Veera Laminpää (Finlande 2018)   13′   (Festival de Tampere Finlande)

Saignant ?


Trois petits points 

Court métrage d’animation de Florian Parrot, Tracy Nowocien, Remy Schaepman, Ornélie Prioul, Lucrèce Andeae, Alice dieudonné  (France GOBELINS 2010)  4′  (Festival Courts-bouillon Rousset sur Arc)

Merveilleux  film d’animation sur les traumatismes psychologiques de la guerre que l’amour, et l’enthousiasme mis a la reconstruction d’un pays n’arrive pas à effacer. D’une vitalité étonnante, la composition musicale au piano fournit un contrepoint à l’animation des personnages pourvus d’une finesse exceptionnelle. Il n’y a pas de victoire à l’issue de la guerre, ni de défaite non plus, parce qu’il n’y a que des perdants.


Vihta ♠

Court métrage de François Biérry  (France Belgique 2017)   21′   (Festival de Bruxelles, Clermont-Ferrand et Arte)

Voir des gens à poil, ça fait toujours rire. Merci patron de nous avoir libéré. Mais si l’on a encaissé pendant trop longtemps les contraintes d’une vie faite de situations humiliantes et de soumissions, une libération exigée par un pouvoir détenu par des gens détraqués, s’accompagne inévitablement d’ une errance et de prises de décisions plus ou moins conscientes qui ne peuvent conduire qu’ à des comportements qui tendent à nous éloigner de notre rapport avec les autres. A un moment ou à un autre, la confrontation aura lieu , sauf si l’on décide de disparaître dans la nature. Mais faut faire gaffe, car même un champ de blé peut se révéler agressif, surtout si l’on est nu comme un ver.


Vilaine fille 

Court métrage d’animation de Ayce Kartal  (Turquie 2017)  8′  (Festival du film de Hong Kong + Clermont-Ferrand)

Un court métrage réalisé comme un exutoire à des sévices sexuels vécus. Aïe pas peur ! A voir, a revoir encore et encore.


 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *